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Du 17 au 25 mai 2009 Voyage en Sicile – Chapitre à Paestum
« Visiter l’Italie sans voir la Sicile, c’est ne rien voir de l’Italie. Elle est la clef qui ouvre toutes les portes » Goethe
Ce fut un voyage magnifique. Les points forts se succédaient jour après jour : organisation parfaite, hôtels de premier ordre, visites de monuments prestigieux, découverte de la vie locale, gastronomie de haut rang (parfois étoilée au Michelin), une équipe soudée par l’amitié.
Lequel de ces points forts choisir pour définir notre voyage ? Il est difficile de trouver le mot juste, tellement tout était parfait.
Pourtant, je retiendrai ce supplément d’âme qu’a trouvé notre Confrérie. Je garderai toujours le souvenir de la soirée d’adieu où nous sommes tombés dans les bras les uns des autres, au terme d’un voyage de huit jours, dans une séance d’embrassades réellement inoubliable.
Partis de Rouen à 9 heures du matin le dimanche, après un long voyage (autocar, avion et de nouveau autocar), nous avons retrouvé nos amis écossais, anglais et allemands (venus de Zeltingen et de Hanovre) vers 23 heures à l’Hôtel Villa Politi à Syracuse. Premières embrassades. Joie des retrouvailles. Nous étions en tout trente-sept participants.

Notre Hôtel à Syracuse : Villa Politi (C'est la promesse d'un séjour agréable) |
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Les visites pouvaient commencer.
En Sicile, il y en a pour tous les goûts. Au cours des siècles, elle a été l’objet de toutes les convoitises, de toutes les conquêtes. C’est ainsi que l’on trouve dans cette île, la plus grande de la Méditerranée, les marques de toutes les civilisations qui s’y sont succédé : carthaginoise, grecque, latine, byzantine, arabe, normande, souabe, angevine, espagnole, piémontaise.
Nous avons visité à Syracuse l’île d’Ortigie (une merveille !), le théâtre grec, les latomies avec l’oreille de Dyonisios, les arènes romaines, sans oublier le marché d'Ortigie, haut en couleurs.
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Les Grecs avaient l'habitude de retenir leurs prisionniers enfermés dans des carrières. On appelait ces carrières des latomies.
L'une d'entre elles jouxte le théatre grec de Syracuse, encore utilisé de nos jours.
Cette carrière avait la particularité de parfaitement réfléchir les sons. Même les chuchotements se répercutaient et pouvaient être parfaitement entendus par les gardiens.
On voit sur l'image à droite l'ouverture de cette latomie.
Et puisque cette ouverture a la forme d'une oreille, l'histoire lui a donné le nom de "Oreille de Dyonisios" du nom de l'empereur qui régnait alors. Ce nom lui est resté. |

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Nous avons également visité Noto, reconstruite à 18 km du site d’origine dans le style baroque sicilien après sa destruction par le séisme de 1693, Modica, ville perchée au sommet d’une colline avec ses ruelles vraiment très étroites (Donato notre chauffeur a recueilli une ovation pour sa dextérité et sa précision au volant), la Vallée des Temples proche d’Agrigente (impressionnant !) la villa Romaine del Casale à Piazza Armerina (modeste villa : 3500 m2, 50 pièces - une splendeur qui appartint à l’empereur romain Maximilien Héraclius vers 285, célèbre pour ses mosaïques, oubliée parce que recouverte pendant 700 ans par une coulée de boue gigantesque).
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Vallée des temples à Agrigente Temple de la Concorde |
Mosaïque à la Villa Romana del Casale à Piazza Armerina : Le bikini a été inventé il y bien longtemps par les romains
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A côté des vestiges de ces nombreuses civilisations, nous avons aussi découvert la Sicile contemporaine, celle qui perpétue les traditions, avec notamment la plus vieille chocolaterie de l’île Antica Dolceria Bonajuto (vieille de 200 ans), et celle qui prépare l’avenir, par exemple le Domaine Mandranova (une oliveraie de 200 hectares), immergé dans un jardin de palmiers et autres plantes africaines. Ce domaine produit une huile d’olive de très haute qualité, grâce à des méthodes d’élaboration innovantes. Notons également le Fief des Princes de Butera, qui produit des vins riches, parfumés et pleins de soleil.
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Dégustation des excellents produits de la Chocolaterie "Antica Dolceria Bonajuto" |
Visite sous un soleil de plomb de l'oliveraie du Domaine Mandranova avant de déguster l'huile d'olive produite dans le domaine, et de passer à table pour un buffet mémorable | |
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La gastronomie sicilienne était à l’honneur. Mauro avait choisi pour nous quelques étapes de grande classe : un déjeuner Chez Don Serafino à Ibla, remarquable, et un dîner à La Madia chez le chef Pino Cuttaia (étoilé au Michelin) à Licata, véritable atelier de saveurs. La cuisine traditionnelle était aussi à l’honneur et nous garderons, enregistrés dans nos papilles, le souvenir d’un petit restaurant La Medusa, situé dans une ruelle d’Ortigia. Egalement à Piazza Armerina chez Al Fogher.
Le plaisir des yeux précède celui des papilles. Les étapes gastronomiques étaient merveilleusement choisies par Mauro

Michel Goulon Grand Maître des Ambassades, accompagné de Urban Lamberty Chancelier de notre Ambassade à Zeltingen en Mosel et de Nicol Manson Connétable de notre Ambassade à Inverness offrent à Mauro une vénérable bouteille de Calvados (37 ans de vieillissement en fût). Nicol et Urban ont tenu eux aussi à remercier Mauro, dans leur langue maternelle. Il s'agissait bien d'une rencontre internationale.
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Le retour vers le continent fut l’occasion d’une croisière nocturne. Départ à minuit de Messine, arrivée le lendemain matin à Salerne. Jumelée avec Rouen, Salerne est une ville superbe, que chacun a eu plaisir à visiter ou revisiter. Mauro nous avait permis de visiter sa cave personnelle (époustouflant !) et aussi sa bibliothèque (plus de 6.000 volumes consacrés à la gastronomie et à l’œnologie) située dans le Palais Guarnia, en face de la cathédrale, où il a fixé le siège de la Confrérie à Salerne.
Le soir, Antonio De Simone, nous avait invité à découvrir sa nouvelle entreprise à Battipaglia, à 18 km de Salerne. Installée dans une ancienne usine, les cuisines sont ultramodernes, le bar est confortable, les salles à manger accueillantes. Tout est à très grande échelle. L’objectif d’Antonio est à la mesure de ses installations. Il peut servir plus de mille couverts. Mais dans le même temps, il veut respecter la qualité de ce qu’il sert. Il a nommé sa maison la « Fabbrica dei Sapori » et entend servir des produits typiques dans le respect de la tradition.
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Puis nous nous rendions à Paestum pour le chapitre qui avait lieu au Savoy Beach Hotel. Le cadre est véritablement grandiose. A deux pas des temples grecs de Paestum, avec ses piscines, c’est un petit coin de paradis. La Confrérie à Rouen ainsi que nos ambassades à Inverness et à Zeltingen avaient envoyé huit confrères en tenue pour épauler le Conseil Magistral de Salerne à l’occasion de ce chapitre.
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Pour la première fois, quatre Maîtres du Palais (ici précédant Mauro) ouvrent le défilé avant les intronisations. de gauche à droite : Irmhild Lamberty (Zeltingen), Beverley Manson (Inverness), Janine Bigot (Rouen) et Annalisa Senia (Salerno) |
Pour la dernière fois du voyage nous trinquons au futur de la Confrérie avec nos amis écossais et allemands |
Dimanche, jour de repos avant le départ du lundi. Certains avaient préféré à la piscine ou au farniente une excursion à Herculanum, d’autres la visite d’une fromagerie de mozzarella et une dégustation de vins locaux chez de Concilliis.
Des chaleureux remerciements doivent être adressés à nos amies Janine Bigot (photo de gauche - au centre ) et Brigitte Olivier (photo de droite - à gauche), qui ont largement contribué à la réussite de notre voyage.
Mauro nous a accompagnés tout au long de nos quatre jours en Sicile. Il nous a continuellement entourés de sa sollicitude, toujours avec beaucoup de gentillesse et d’abnégation. Merci Mauro. Grâce à toi, ce fut un voyage sublime.
Nos amis de Zeltingen ont fait paraître dans le site qui leur est dédié un compte rendu de ce voyage. Vous pouvez le consulter en allemand dans la partie allemande du site. Il parait en effet intéressant que vous en preniez connaissance. Nous l'avons traduit pour vous en français et vous pouvez le consulter à l'adresse suivante :
http://www.goustevin.com/default.asp?file=pg86-5_fr |
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